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 Quand la nuit rassemble la métamorphose et la divination... [PV Johanne]

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Les acteursEt leur histoire
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Posté le Lun 6 Déc - 19:02

Je ne sais pas ce qu'il m'arrive en ce moment, mais je me plais à errer dehors, comme si je préférais le froid pénétrant de l'extérieur à la chaleur envoutante que m'offrait le château. A croire que j'étais un peu mazo dans l'âme, ou peut être que seul le froid était apte à calmer mes tensions. Là était l'explication la plus plausible. C'est donc en cette soirée de décembre que j'avais décidé de m'aventurer dehors. Cette fois, je n'avais pas pris mon écharpe de Serdaigle, mais un tissu plus en accord avec la tenue décontractée que j'avais opté pour changer un peu de la robe de professeur que je devais porter toute la journée. Noël approchait et le château s'embellissait de jour en jour : on voyait les elfes décorer les lieux dans tous ses recoins, et je me liais au professeur d'enchantement chaque matin pour créer des effets visuels toujours plus agréables les uns que les autres. Le bal arrivait également à grands pas, et moi, Julian Meery, n'avait toujours pas invité de collègue. Je me résignais alors à croire que je finirais dans les bras d'Ivan qui soutiendrait mon poids après un verre de Vodka en trop. Stop. Une telle chose était impossible. Il fallait vraiment que je me reprenne en main. Pourquoi ne pas adresser une carte de vœux à ma collègue qui enseigne les potions ? Ainsi, charmée, je pourrais lui demander en douceur de m'accompagner et voyant mon charisme, celle-ci ne pourrait refuser l'invitation. Oui, voilà qui semblait être un bon plan. Restait à voir si celui-ci serait mené à terme.
A présent, je m'avançais seul dans le parc où seules les lumières offraient un minimum d'éclat. La Lune n'avait même pas pris la peine de pointer le bout de son nez. A mes souvenirs, on était le soir de la Nouvelle Lune, mais je n'en étais pas certain. D'ailleurs, je suis sûr que si Mrs Lewis venait à déambuler dans les parages, elle serait capable de me raconter toute une histoire à propos du cycle lunaire. Je l'aimais bien Mrs Lewis, j'avais eu l'occasion de lui parler une fois où elle n'était pas fourguée dans sa tour d'astronomie, autant dire que cela était une chose rare. Bien qu'un peu délurée, je m'étais bien entendue avec elle et avions eu une discussion plus qu'intéressante au sujet des Loups Garous. D'ailleurs, je n'avais pas pensé à elle pour le bal. Cela restait à voir.
Je continuais à m'avancer et aperçus un banc dans le brouillard épais qui était tombé sur le parc. Je m'assis alors sur le bois glacé et restai silencieux. Je ne pus m'empêcher de faire renaître la nostalgie qui ne demandait qu'à émerger en moi. Ah, qu'elle était belle l'époque, où j'avais toutes les filles à mes pieds. C'était pratique pour le bal de Noël. Seulement, ce temps était révolu.
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Posté le Mar 7 Déc - 20:28

Ce soir, c’était une nuit idéal pour observer les étoiles. La lune était absente, mais le ciel était rempli d’étoiles scintillantes. D’un bref coup d’oeil, je fus ravie de remarquer que la plus grande majorité des constellations de notre galaxie était présente. Et dire que j’attendais ce soir depuis plus de trois mois ! Pour les étoiles il fallait faire preuve de grande patience et dieu merci, la patience était mon fort. J’excellais dans ce domaine. Je les regardais pendant quelques minutes du haut de ma tour d’astronomie. L’envie de les voir toutes me gagna pratiquement aussitôt.
Je descendais silencieusement les marches de pierre de la tour tout en tenant le devant de ma robe à la jupe bordeaux. Si je voulais éviter de me casser la figure, il me fallait au moins voir le bout de mes pieds. Sur mes bras nus j’avais posé un petit châle couleur chocolat bien chaud. La nuit était un peu fraiche ce soir. Mais peu m’importait. Tout ce que je désirais c’était regarder tranquillement le ciel jusqu’à ce que j’en tombe de sommeil. Ce n’était pas trop demander.
Sur le chemin qui menait vers les portes du château, je croisais quelques professeurs qui faisaient leur ronde. Ils s’étonnèrent de me voir sortir de ma tour. Je faisais toujours cet effet. Mais j’étais bien plus à l’aise perchée là haut qu’en bas. J’avais l’impression d’être soumise au monde si je descendais.

Lorsque les portes furent devant moi, j’en ouvris une doucement. J’avais l’impression d’être une adolescente qui sortait de chez elle sans l’autorisation de ses parents. Et si on me prenait, j’étais bonne pour la punition. Mais je savais pertinemment que personne ne me reprocherait de sortir. J’étais une grande fille. Trente deux ans et toutes mes dents (c’était le cas de le dire !).
L’air de la nuit m’enveloppa et un petit sourire satisfait se dessina sur mes lèvres. Que c’était bon de prendre le frais. Je me mis aussitôt en route en direction du parc. C’était là bas que j’aurais la meilleure vue pour observer les constellations.
Le silence était présent et agréable. S’il y avait une chose que je détestais, c’était le bruit. Je haïssais les personnes qui criaient au lieu de parler. C’était surement pour cette raison que je ne sortais jamais de ma tour pendant la journée.
Contrairement à ce que je pensais, je n’étais pas toute seule au parc. Il y avait déjà quelqu’un. En me rapprochant encore, je reconnus Julian Meery, le professeur de Métamorphose. Il m’était déjà arrivé de lui parler. Nous avions eu une conversation très enrichissante à propos de nos amis les lycanthropes.

« On fuit ses devoirs de professeur ? » demandais-je une fois être arrivée derrière lui.

J’espérais ne pas lui avoir fait peur car j’en étais tout à fait capable. De plus, je n’étais même pas sure qu’il m’ait entendu arriver.
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Posté le Jeu 9 Déc - 12:39

Aucun bruit ne troublait le calme du parc, jusqu'à ce que je sente la présence d'une personne qui paraissait s'approcher de moi. Celle-ci passerait sans doute son chemin, préférant la beauté du lac à un professeur posé là.

« On fuit ses devoirs de professeur ? »

Raté. En plus de ça, je sursautai, ne m'attendant absolument pas à ce qu'on m'adresse la parole. Cette voix, qui avait brisé le silence installé depuis un moment, ne m'était pas étrangère. Elle provenait de mon dos, je me retournai alors. Je vis Mrs Lewis, la professeure de divination, la même à laquelle je pensais quelques minutes plus tôt. La coïncidence m'amusa.

« Pourquoi dites vous cela, Johanne ? Il aurait été dommage de ne pas profiter de cette nuit d'hiver. »

Je l'invitai ensuite à s'asseoir, me dégageant vers la droite du banc car je me l'étais approprié entièrement. Je ne sus pas si ma collègue accepterait de s'asseoir sur la pierre gelée. A force, j'avais trouvé le moyen de concentrer cette sensation de fraîcheur au niveau des fesses dans ma tête. Après tout, si le banc était froid, c'est parce qu'on le voulait ainsi. Il suffisait simplement de détourner son attention sur quelque chose d'autre pour faire disparaître la perception.

« Je suis étonné de vous voir là, bien que cela me fasse très plaisir. Qu'est-ce qui vous amène ? »

J'adressai un sourire amical à Johanne. Le peu de lumière que nous donnait le parc faisait ressortir certains traits de son visage de façon à m'enchanter un peu plus. Elle était belle, Johanne, mais un peu loufoque parfois. Peut-être que la conversation que nous aurons ce soir nous rapprochera un peu plus, peut-être que je tenais ma cavalière. Il faut que j'arrête de penser de la sorte, on croirait que je suis une bête affamée qui ne cherche qu'une proie sur laquelle s'acharner ! Je ne suis pas comme ça, j'aime faire dans la plaisanterie, la douceur et la galanterie.

« Si je peux me permettre, cette robe vous va à ravir. »
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Posté le Dim 12 Déc - 17:00

Surprise, je mis ma main sur ma bouche lorsque je vis Julian sursauter lorsqu’il entendit le son de ma voix. Lui avais-je fait si peur que ça ? Il m’en voyait sincèrement navré car ce n’était pas du tout mon intention. Parfois, je faisais peur aux élèves lorsque je partais dans mon monde un peu parallèle, mais jamais je n’aurais cru effrayer un professeur. Enfin, à voir son visage, il ne devait pas m’en vouloir. Remercions les étoiles pour cela.

« Pourquoi dites vous cela, Johanne ? Il aurait été dommage de ne pas profiter de cette nuit d’hiver. »

Je vins m’installer à ses côtés sur le banc tout en prenant soin de bien m’assoir sur ma robe. Par habitude, je la lissais légèrement sur le devant et souris. Le ciel était vraiment magnifique. Je ne regrettais pas d’être descendu. Cela valait vraiment le coup.

« Et bien, tous les autres professeurs font leur ronde dans le château. Sauf vous et moi. »

Sauf que moi, je ne faisais jamais de ronde. Tout du moins, je les faisais brièvement. Je contrôlais uniquement la tour d’astronomie. Je n’aimais pas forcément aller trop loin.
Cela ne m’étonna même pas que Julian soit surpris de me voir ici bas. Je lui souris et répondis aussitôt à sa question.

« Et bien les étoiles. Ce soir, c’est une nuit idéal pour les observer. »

D’ailleurs, à peine eu-je prononcé cette phrase que je levais le nez en l’air pour regarder un peu ce qui nous entourait. D’ailleurs, je remarquais que Jupiter et Mars étaient alignés. Cela promettait des jours de grands froids. Il allait falloir que je sorte ma longue cape d’hiver que j’avais acheté pour ces grandes occasions.

« Si je peux me permettre, cette robe vous va à ravir. »

Le compliment de Julian me fit rougir aussi sec. Je ne pensais pas recevoir ce genre de compliments ce soir. Néanmoins cela me fit énormément plaisir. Je tournais la tête vers lui, tout en priant pour que mes rougeurs ne se voient pas. Il fallait prier pour que la nuit le cache.

« Merci. Ce n’est qu’une modeste robe vous savez, mais elle me tient à cœur. Mais dites moi, Julian, que faites-vous donc ici ? »
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Posté le Dim 12 Déc - 21:24

L'acte de Johanne trahit sa stupéfaction de me voir sursauter. C'était dommage, j'avais moi même eu peur, alors si elle aussi devenait frustrée pour une chose si peu importante, nous ne ferions qu'angoisser toute la soirée au moindre geste de l'autre. Ce n'était pas grave, je compris sa désolation et lui fit sentir que je ne lui en voulais pas pour si peu. Finalement, mon interlocutrice accepta de prendre place à mes côtés. Je remarquai l'attention que la jeune femme se portait à elle même : soigneuse, Johanne avait pris des précautions pour ne pas plisser sa robe. Cela n'était qu'un maigre détail, mais j'appréciais les femmes qui savait les reconnaître. Le petit sourire qu'elle m'adressa me fit drôlement plaisir, à croire que le simple fait de la voir plutôt heureuse m'était rassurant.

« Oh, vous savez, je n'aime pas déambuler dans les couloirs dans le seul but de faire la police, bien que cela fasse partie de mes obligations en tant que directeur de Serdaigle. De toute façon, au moindre problème, mes élèves sauront où me trouver. »

De toute façon, je n'avais pas le moral à faire régner la justice dans les couloirs. J'avais besoin de sortir, un point c'est tout. Je laissais mon travail aux préfets pour ce soir. J'avais eu la chance de croiser ma collègue en cette douce soirée, je n'allais donc pas renoncer à notre conversation.

« Et bien les étoiles. Ce soir, c’est une nuit idéale pour les observer. »

Et elle avait raison. Malgré l'absence de la Lune, le ciel était dépourvu de nuages, ce qui permettait de voir la splendeur de chaque astre présent dans le ciel. En y repensant, je me demandais comment était-il possible de distinguer les planètes des étoiles à vue d'œil. Johanne savait sans doute le faire, mais moi, j'en étais incapable. Il faudrait que je lui demande, plus tard... A présent, ma collègue regardait le ciel, l'air intéressé. Je me demandai alors à quoi pouvait-elle réfléchir en ce moment même, ou même à quelle interprétation des corps stellaires pensait-elle.
Après ma remarque, je parvins à voir le visage de Johanne se teindre de rouge malgré l'obscurité offerte par la nuit. J'imaginai qu'elle aurait préféré que je ne remarque pas ce détail, mais je suis de ceux qui prêtent attention à la moindre chose qui se produit devant eux. En tout cas, je savais que mes compliments la troublaient et me demandai si je devais continuer à la séduire de la sorte ou bien calmer mes ardeurs. Mon but n'était absolument pas de la gêner, je voulais juste lui faire plaisir, et lui faire parvenir mon ressenti.

« Merci. Ce n’est qu’une modeste robe vous savez, mais elle me tient à cœur. Mais dites moi, Julian, que faites-vous donc ici ? »

Modeste ? Si sa robe n'était que modeste, je serais curieux de voir ce qu'est une robe élégante à ses yeux. Bien que simple, je trouvais que celle-ci faisait magnifiquement bien ressortir les formes de Johanne.

« J'avais simplement envie de prendre l'air, me dégourdir un peu les jambes, puis laisser mon esprit divaguer, si vous voyez ce que je veux dire. »

J'esquissai à mon tour un sourire à l'attention de ma collègue. J'avais une folle envie d'en rajouter sur son physique, mais cela aurait peut-être fait de moi un fou furieux à ses yeux. Non, il fallait que je me détende afin que l'on puisse entretenir une discussion des plus normales. Je posai alors la question qui me trottinait dans l'esprit quelques secondes plus tôt.

« Vous êtes la mieux placée pour répondre, alors j'aimerais savoir comment vous faites pour différencier les étoiles et les planètes, vues d'ici. »
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Posté le Mar 14 Déc - 20:53

Julian détestait jouer la police. J’étais d’accord avec lui. Nous n’étions pas vraiment là pour suivre les élèves à la trace lorsque cinq minutes du couvre feu était dépassé. Je ne critiquais pas cette règle. Bien au contraire, je la trouvais normale. Cependant, qu’on mette une heure de colle à un élève qui est à cinq minutes de sa salle commune et qu’il s’apprêtait à s’y rendre, j’étais tout à fait contre. J’avais fait partie de ce lot là. Je flannais toujours un peu tard dans les couloirs car je ne pouvais pas m’empêcher d’aller regarder les astres. C’était à l’époque où je commençais mon apprentissage. Je ne comptais plus le nombre de fois où les professeurs m’avaient surpris entrain de retourner dans ma salle commune avec mon livre d’étoile sous le bras. Je m’étais pris quelques heures de colle, mais à la fin, ils me laissaient passer car j’avais toujours la même excuse.

Prendre l’air… Je trouvais que c’était une excellente idée. Il fallait prendre l’air, c’était bon pour le cerveau et pour les poumons. Ici, il n’y avait aucun risque de pollution. Poudlard était l’endroit le plus saint que je connaissais. Je m’étais rendue à Paris un jour et j’avais été sidéré par la pollution qui régnait. Comment les gens faisaient-ils pour vivre là-bas ? Moi j’avais l’impression d’étouffer à chaque bouffée d’air. Revenir au château avait été une bénédiction.

« En effet, je vois ce que vous voulez dire. »

J’étais tout le temps perchée en haut de ma tour, donc on pouvait clairement dire que je prenais souvent le frais. Mais descendre parfois tout en bas, c’était agréable. J’avais l’impression que ce n’était pas le même air que je respirais. C’était… c’était agréable. Ca me changeait un peu du quotidien.

Je fus soulagé qu’il n’en rajoute pas plus sur ma robe ou sur quoi que ce soit d’autre que je portais sur moi. Même si ça me faisait plaisir d’entendre ces paroles, je me sentais gênée. Ca me faisait des choses bizarres à l’intérieur. J’étais incapable d’expliquer quoi.
Non, Julian dériva sur un autre sujet. Un sujet qui me passionnait plus que n’importe quoi.

« Comment je fais ? Et bien il suffit de connaître leur position par rapport aux astres. Vous voyez la Grande Ourse là-bas ? » demandais-je en pointant l’étoile la plus lumineuse. « Et bien si on en croit la position l’ensemble d’étoiles qui la constitue ainsi que celle du Cygne et bien Jupiter se trouve entre les deux. Et si on regarde par là-bas... » Je me tournais de l’autre côté tout en pointant la constellation du Capricorne. « … On voit que… Oh misère ! Mars et Uranus sont alignés. C’est très très mauvais signe ! » Je portais mon attention sur Julian tout en baissant la main. « Il va faire très froid dans une semaine ! Vous m’entendez Julian ?! Si vous ne voulez pas attraper le rhume de votre vie, il va falloir vous munir de ce que vous avez de plus chaud ! Et si ce n’est pas assez, courrez au chemin de traverse acheter tout ce qu’il faut ! »

Durant ma tirade, je m’étais inconsciemment rapprochée jusqu’à me retrouver à quelques centimètres de lui.

« Vous m’avez bien comprise ?! »
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Posté le Dim 19 Déc - 12:59

Johanne s'embarqua dans d'incroyables explications afin de satisfaire au mieux mon désir d'en savoir plus à propos des planètes. Il était clair que sa matière la passionnait énormément, tout comme la métamorphose que j'enseignais. Ma collègue, tout en s'exprimant, mima des gestes qui m'indiquaient où donner de la tête. Elle nomma un certain nombre de constellations dont j'ignorais l'existence et dont je serai incapable de reconnaître sans un esprit averti. Je regardai donc dans la direction que Johanne m'avait suggérée et écoutait ses paroles avec beaucoup d'attention.
Quoi ? Il va faire très froid ? C'était en tout cas ce que la jeune femme m'avait annoncé, sur un ton d'inquiétude. Je la regardai, puis m'observai ensuite, voyant de toute évidence que les vêtements qui me couvraient seraient inutiles si la vague de grand froid prédite par Johanne s'avérait réelle. Bon, eh bien je suivrai son conseil et irai m'acheter de nouveaux habits, bien plus chauds et moelleux que ceux-ci. Voilà qui était décidé.

« Vous m’avez bien comprise ?! »

Durant tout le temps où Johanne avait discuté, j'avais constaté que celle-ci s'était rapproché doucement de mon corps. Cependant, lorsqu'elle m'interrogea, je ne pensai pas qu'elle serait aussi près de moi. Son visage était à présent à une dizaine de centimètres du mien et j'étais surpris à la fois par cette approche soudaine et par le ton qu'elle avait pris pour me poser sa question. Je restai là, sans bouger, à scruter ses yeux qui étaient un peu plus humides que la normale, sans doute à cause de l'euphorie qu'elle avait ressentie en observant les étoiles. J'étais en quelque sorte tendu, ne sachant comment réagir. Je me contentai de répondre :

« Très bien, je vous assure que j'irai dès demain vagabonder sur le Chemin de Traverse, histoire de trouver des vêtements à la fois tendances et chauds. »

D'accord, et après ? Je n'allais tout de même pas la contempler un quart d'heure, raide devant moi, si ? J'étais de toute manière dans une situation d'inconfort et le bien être éprouvé jusqu'ici s'était désormais envolé. J'observai son visage, tendre et lumineux malgré l'aspect sombre du parc. Je détaillai ses lèvres, fines et joliment dessinées, simplement recouvertes par un léger rouge à lèvres qui les soulignaient un peu plus. Fallait-il embrasser Johanne ? Aucune idée, sachant que je me sentais complètement démuni face à elle, puis il n'y avait qu'à se rappeler le malaise éprouver par la professeure lorsque je l'avais complimentée au sujet de sa tenue. Je jetai un dernier coup d'œil aux étoiles, espérant obtenir un quelconque signe de leur part. Le ciel était toujours dégagé, les étoiles resplendissaient, la température demeurait froide mais agréable, ma poitrine vibrait sous l'effet des battements de mon cœur qui se faisaient plus rapides, mes doigts s'étaient engourdis... Et j'approchai délicatement mes lèvres des siennes. Bonne ou mauvaise idée ? Seules les étoiles le savaient, et je ne savais pas lire en elles...
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Posté le Dim 19 Déc - 16:53

Julian m’écouta jusqu’au bout dans mon délire jusqu’à ce que je lui demande s’il m’avait bien comprise. J’avais remarqué qu’il avait à chaque fois regardé les directions que je lui montrais. Je savais que c’était du chinois pour lui, mais tant pis. Au moins, il ne restait pas inactif.
Je le fixais toujours dans les yeux, sans bouger. J’attendais une réponse de sa part. J’étais très sérieuse lorsque je disais qu’il allait faire très froid. Pour ma part, je détestais le froid, la neige, la pluie etc… Mais je faisais avec car malheureusement, on ne pouvait pas avoir tout ce qu’on voulait.

« Très bien, je vous assure que j’irai dès demain vagabonder sur le Chemin de Traverse, histoire de trouver des vêtements à la fois tendances et chauds. »

Je hochais la tête et souris. Oui, c’était une bonne chose. J’étais contente que Julian prenne au sérieux mes recommandations. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, pratiquement personne ne prenait au sérieux ce que je disais. Pour eux, j’étais une espèce de folle qui délirait.
Je remarquais ensuite qu’il me détaillait de façon étrange. Enfin pas comme quelqu’un qu’on regarde normalement ou comme on regarde un collègue. Moi-même, je n’osais pas bouger, ni même respirer… Je le regardais tout comme il me regardait. Je détaillais chacun des parties de son visage. Ses yeux verts étaient surement les plus beaux que je n’avais jamais vus. On aurait dit des Emeraudes. Une furieuse envie de passer mes mains dans ses cheveux me prit. Je me demandais s’ils étaient aussi doux au toucher qu’ils ne paraissaient.
Ce fut que lorsque je vis son visage s’approcher que je compris ce qu’il se passait. OH MON DIEU ! OH MON DIEU ! FAUT FAIRE QUOI ?! FAUT FAIRE QUOI ?! ♪ Un peu plus près des étoiles, Oh jardin de lumières et d’argent ♪ Non, ce n’était pas le moment de chanter !
Le souffle commençait sérieusement à me manquer. Je voulais dire quelque chose, mais je n’y arrivais pas. Mon cerveau était tout bonnement incapable de dire quoi ce soit de censé.
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Posté le Dim 19 Déc - 17:25

J'avais l'impression qu'une éternité s'était déroulée entre le moment ou j'avais décidé d'apposer mes lèvres sur celles de Johanne et l'instant où elles les touchèrent réellement. Ça y est, j'avais osé une telle chose dans un élan de bravoure provoqué par je ne sais quoi. Le vent soufflait et je sentais les cheveux de ma collègue caresser mon visage, emportés par la brise. A ma plus grande surprise, celle-ci ne bougea pas : elle resta là, comme fixée sur le banc, à se laisser embrasser par quelqu'un qui n'avait jamais manifesté de sentiments devant elle depuis le temps qu'ils se connaissaient. Cela s'était fait d'un coup, sans même que cela fusse prévisible. Jamais je n'aurais pensé agir ainsi, à croire que le destin m'avait poussé à faire un tour dehors et qu'il en avait fait de même pour son esclave féminin. Une fois le baiser déposé, je m'écartai lentement, les yeux fermés comme quelqu'un qui savourait quelque chose.
Après les avoir rouverts, je vis que le visage de Johanne s'était pétrifié. Sur le moment, j'eus peur que mon geste l'ait choquée voire dégoûtée. Je jugeai bon de m'excuser :

« Euh...pardon, j'ai pensé que les circonstances étaient bonnes pour agir ainsi. Si vous préférez, je peux rentrer au château et entamer ma ronde... »

Oui, c'était préférable, étant donné le malaise intense que j'avais crée entre nous deux. Un abîme semblait s'être creusé dans mon ventre : j'avais mal, j'avais peur, j'étais frustré quoi. Il fallait que je rentre pour réfléchir un peu, me remettre les idées en place, comprendre la raison de ce geste soudain. Pauvre de moi, peut-être qu'elle ne voudra même plus m'adresser la parole. Dans tous les cas, il faudrait faire avec. Il fallait donc d'une certaine façon que je m'y prépare psychologiquement et prendre congé était la meilleure des solutions.
Je me levai, encore plus stressé que précédemment. Il était mauvais de quitter une femme après avoir fait une telle chose. Elle pourrait m'en vouloir encore plus, qui sait... En même temps, je ne pouvais pas me retourner, la prendre par le bras et la tirer dans une douce étreinte accompagnée d'un baiser tendre et langoureux, cela aurait été trop délicat en vue de la situation qui s'était installée.
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Posté le Lun 20 Déc - 18:06

Finalement, mes lèvres se retrouvèrent collées à celles de Julian en moins de temps que ce que je n’aurais cru. Mais j’étais vraiment trop surprise pour oser quoi que ce soit. J’étais comme figée sur place, comme si on n’avait arrêté le temps. Qu’est-ce que j’étais censée faire exactement ? Non pas que je manquais d’expérience, non ce que je voulais dire par là, c’était que : qu’était censé faire une femme dans ces moments là ? Je n’en savais strictement rien. Si on voulait jouer les scènes dramatiques, j’étais censée le gifler. Sauf que je n’étais pas violente pour deux ronds.
Des papillons s’étaient nichés dans le creux de mon ventre et ils ne voulaient pas rester tranquille un seul instant pour me permettre de réfléchir correctement.
J’étais toujours en mode arrêt lorsqu’il s’écarta. Le tout n’avait duré qu’une ou deux secondes et pourtant, j’avais l’impression que ça avait duré une éternité. Le temps était parfois étrangement fait.

« Euh… pardon, j’ai pensé que les circonstances étaient bonnes pour agir ainsi. Si vous préférez, je peux rentrer au château et entamer ma ronde… »

Ces paroles eurent pour effet de me reconnecter à la réalité. Je clignais plusieurs fois les paupières et repris un semblant de respiration.
Je voulais dire quelque chose, mais j’étais tout bonnement incapable de prononcer le moindre mot et je savais que si j’essayais, j’allais sortir un truc incompréhensible.
Je suivis Julian des yeux lorsqu’il se leva. Non, décidemment, c’était trop bête de se mettre dans cet état pour un simple baiser ! Nous n’étions plus des adolescents puérils qui s’échappaient en courant à la moindre petite occasion !
Lorsqu’il passa devant moi, je lui attrapais la main et me levais. Silencieusement, je l’embrassais à mon tour.
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Posté le Mar 21 Déc - 12:11

Avant même de me lever, je vis les yeux de Johanne cligner sans cesse, comme si elle n'avait pas été consciente de mon approche et qu'elle ne s'en rendait compte qu'à présent. Je l'avais donc pétrifiée à ce point ? La pauvre, elle qui était si gênée au début de notre conversation, je n'osai même pas imaginer dans quel état je l'avais entraînée. De toute façon, j'allais me retirer et cela ne serait plus que de l'histoire ancienne, Johanne aurait ainsi tout le temps de s'en remettre et reprendre le cours de sa vie, comme si cette soirée n'avait jamais existé. Du moins c'est ce que je pensais, mais moi, je me voyais déjà cogiter dans mon lit, me retournant régulièrement, l'esprit troublé par une scène qui se répéterait dans ma tête.
Je n'avais pas jeté un œil à ma collègue à l'instant ou je m'étais levé. Cela était sans doute indécent, mais je n'avais même plus le courage de la regarder dans les yeux, par crainte d'une colère dramatique, ou de je ne sais quoi encore. Seulement, à peine eus-je le temps de faire trois pas que je sentis une main délicate attraper la mienne. Sans même tenter de comprendre la nature de ce geste, je m'arrêtai et tournai délicatement la tête en direction de la brune pulpeuse qui s'était levée également. Cette fois-ci, ce fut elle qui approcha ses lèvres des miennes. Je ne fis aucune résistance, savourant ce nouveau baiser. La sensation qu'il me procura me rendit l'impression de bondir vingt ans en arrière, lorsque je débutais une relation sentimentale. Au moins, j'étais conscient d'être resté un gamin dans l'âme.
Johanne ? Ah oui. Il fallait de nouveau que je concentre mes esprits afin de redevenir le parfait gentleman que j'étais devenu. Je prolongeai alors le baiser offert par la professeure, tout en passant mes bras autour d'elle. Nous étions là, un homme et une femme accomplis, au milieu d'un parc grandiose, sous un ciel étoilé, accompagnés par une brise fraîche qui soufflait de temps à autres, à s'embrasser, au milieu d'un endroit vide. C'était comme si le sol qui nous entourait s'était mis à tournoyer sur lui-même. Nous étions un peu devenus le centre du monde...
Seulement, ce baiser ne durerait pas éternellement, et il faudrait laisser place à la parole. Je ne savais nullement quoi dire, mais j'étais sûr d'une chose : je n'allais pas rentrer au château tout de suite, pas sans Johanne en tout cas. Mettant fin à notre tendre baiser, je plongeai mon regard dans celui de la femme, sans lâcher mon étreinte. Ses yeux pétillaient. De mon côté, la peur qui avait déchiré mes entrailles quelques minutes plus tôt s'était dispersée. D'une voix lente et douce, je dis :

« Vous l'aviez lu dans le ciel, n'est-ce pas ? »

J'avais laissé échapper ces mots, mais je ne savais même pas si une telle chose était possible.
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Posté le Mer 22 Déc - 20:33

Julian s’était arrêté lorsque je le lui avais pris la main. C’était parce qu’il s’était tourné vers moi que j’avais eu le courage de l’embrasser S’il était resté dos à moi, je l’aurais sans aucun doute lâché puis laissé partir.

Avec ses lèvres contre les miennes, je me sentais de nouveau planer. Les papillons avaient fait leur retour dans mon ventre. Je sentais les mains de Julian qui me serait contre lui. Une des miennes vint se réfugier dans ses cheveux bruns.
J’avais l’impression d’être de nouveau une adolescente qui brisait les règles. Sauf que maintenant, j’étais professeur de Poudlard et que me trouver dans le parc à cette heure de la nuit ne m’était pas interdit.

Lentement, mes lèvres se détachèrent de celles du professeur de Métamorphose. Je gardais les yeux fermés un instant. Je craignais que si je les ouvrais, il disparaitrait. Ce n’aurait pas été la première fois que mon imagination me jouait un tour. Je les ouvris tout de même et constatais que Julian était toujours là.

« Vous l’aviez lu dans le ciel, n’est-ce pas ? »

Un léger sourire se dessina sur mes lèvres.

« Non. Ni dans le ciel, ni dans mes visions. »

Les étoiles ne prévoyaient pas ce genre de choses. Les visions, elles le pouvaient. Cependant, j’évitais le plus possible d’avoir des visions. Depuis que je savais comment faire pour qu’elles n’apparaissent plus sans que je ne le veuille, j’en profitais.
Je pris de nouveau la main de mon collègue et l’attirais vers le banc sur lequel nous étions assis quelques secondes plus tôt. Le mot instant n’était pas vraiment approprié. Même si j’avais eu l’impression que la scène précédente ait duré beaucoup de temps, je savais qu’elle n’avait surement pas dépassé les cinq minutes. Le temps était parfois joueur avec nous autre mortel.
Sans lâcher la main du professeur de Métamorphose, je me rassis à ma place et l’invitais à faire de même.
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Posté le Jeu 20 Jan - 22:24

Apparemment, ma question avait éveillé un soupçon d'amusement chez ma collègue puisque je la vis sourire. Peut-être que j'avais dit une ânerie, auquel cas, j'aurais mieux fait de me taire.

« Non. Ni dans le ciel, ni dans mes visions. »

D'un côté, je me voyais rassuré d'entendre ça. Ben c'est vrai quoi, imaginez-vous en train d'embrasser une personne qui avait prédit ladite chose et qui, pour le coup, s'est rendue à l'endroit adéquat pour exaucer la vision apparue précédemment. Flippant et digne d'un film tordu, ne croyez-vous pas ? En tout cas, ce genre de truc glauque ne m'attirait pas et je fus simplement content de voir que Johanne se trouvait tout aussi surprise que moi. Oui, voilà, j'étais content.
Je sentis la douce main de la femme prendre la mienne dans le but de m'attirer vers le banc sur lequel j'étais assis un instant plus tôt. Cette main était quelque peu glacée, et pour cause : à mesure que la nuit passait, le vent se faisait plus agressif et pénétrant. Je restai là, mais sans doute faudrait-il rentrer au château très bientôt avant d'attraper froid. Cette vague de fraîcheur intense qui s'était levée était sans doute une sorte de précurseur à l'annonce que m'avait fait Johanne au début de notre conversation. Elle avait su déchiffrer la météo dans le ciel et finalement, elle avait vu juste puisque j'en avais la démonstration sous les yeux.
Ceci étant dit, nous nous retrouvâmes là, assis sans prononcer ne serait-ce qu'un seul mot, subissant la loi du silence, tel deux adolescents pétrifiés après avoir apaisé une partie de leur euphorie hormonale. Une angoisse s'était envolée, une autre avait fait son apparition. On s'était embrassé, et après ? Il fallait bien trouver quelque chose à raconter avant de passer pour un imbécile. Si seulement le ciel pouvait m'aider, moi aussi...
Ma bouche s'asséchait à force de rester passive et je tremblais légèrement, sans même savoir si c'était à cause de l'hiver ou de ma nervosité croissante. Il fallait vite trouver une parole avant d'être englouti par le calme trop intense qui régnait. J'aurais bien aimé que Johanne me tire de là mais au lieu de cela, elle restait tout aussi silencieuse que moi.

« Vous aviez raison pour la période de froid qui s'annonce, il semblerait même qu'elle soit arrivée plus tôt que prévu. »

C'était redondant, mais je n'avais pas trouvé d'autres mots. Je ne me sentais pas vraiment sorti d'affaire et le parfait gentleman que j'étais habituellement paraissait avoir quitté mon corps au moment même où j'avais osé approcher la professeure. J'étais totalement démuni face à elle.
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Posté le Mar 25 Jan - 19:28

Julian s’assit à mes côtés en silence. Ce dernier s’installa d’ailleurs entre nous deux. Pourquoi est-ce qu’aucun de nous deux ne savait que dire après ce qu’il venait de se passer ? Je n’en avais aucune idée. Personnellement, je ne regrettais pas ce qui s’était passé précédemment et au fond, je savais qu’il en était de même pour le professeur de Métamorphose. Comment je le savais ? Mettons cela sur le compte de l’instinct féminin et non sur celui de mes dons de divinations.
J’avais toujours détesté utiliser mes pouvoirs de voyance afin de connaître mon destin. Savoir ce genre de choses me faisait peur et je n’avais aucune honte à le dire. C’était pour cela que j’avais démenti les paroles de Julian. De plus, les étoiles ne donnaient pas ce genre d’indication. Elles donnaient plus des connaissances sur le temps, sur les changements etc… Mais rien sur notre vie. L’hypothèse de l’étoile qui veille sur chacun d’entre nous était une hypothèse fausse. Mais tout le monde se raccrochait à ça. Moi-même, pendant longtemps, j’avais cru qu’une d’entre elles veillait sur moi. C’était jusqu’à ce que ma passion pour l’astrologie et l’astronomie naisse.
Mais laissons les étoiles de côté pour le moment. Je n’avais guère la tête à les observer. Même si cela avait été mon but premier en descendant de ma tour, soit dit en passant.

Je tenais toujours la main de Julian dans les miennes. Mes mains, bien que plus petites que la sienne, la recouvraient. Le contact de sa peau contre la mienne avait quelque chose de rassurant. C’était tout du moins mon ressenti. Tout le monde n’était pas obligé de penser la même chose.

Un vent froid se leva, venant baisser la température qui nous entourait. Je ne tardais pas à entendre le bruit des feuilles dans les arbres qui se trouvaient ça et là.
Malgré mon châle, couleur chocolat, qui recouvrait mes bras nus, j’eus la chair de poule qui apparut. Je n’étais pas d’un naturel frileuse, mais avec ce que je venais d’annoncer à Julian, j’allais avoir froid au même titre que les autres.

« Vous aviez raison pour la période de froid qui s’annonce, il semblerait même qu’elle soit arrivée plus tôt que prévu. »

Je tournais la tête vers lui. A cause du vent, des mèches de cheveux ondulés vinrent se placer devant mes yeux. Je les repoussais vainement avant de répondre :

« Et encore, cela n’est strictement rien par rapport à ce qui nous attend. Ce n’est qu’un simple avant gout. »

J’étais plus que sérieuse. Ce que j’avais lu dans les étoiles annonçait un grand froid. Et ce n’était pas ce que j’appelais un grand froid pour le moment.
Je levais une dernière fois le nez vers le ciel, quelque fois que je puisse apercevoir quelque chose que je n’aurais pas déjà vu. Hors ce n’était pas le cas. Finalement, je reportais mon attention sur Julian.

« Je pense qu’il est inutile de rester là à attendre qu’un rhume vienne. Rentrons, voulez-vous ? »

Et puis, je l’avais bien vu frissonner de froid. Donc ce n’était pas à moi qu’il allait mentir sur ce genre de chose.
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Posté le Jeu 17 Fév - 0:12

Le vent avait rendu rebelles les mèches de Johanne qui brillaient sous l'éclat du ciel étoilé. J'eus à peine levé ma main inoccupée pour replacer doucement les cheveux bruns de ma collègue qu'elle les eut déjà balancés hors de son visage. Ne comptant pas passer pour un homme idiot avec une main en l'air, il fallait justifier mon geste. Pour ce faire, je passai seulement ma main dans ses cheveux, procurant alors une caresse à la femme. Ils étaient si doux que j'aurais bien laissé ma main s'y perdre toute la soirée.

« Et encore, cela n’est strictement rien par rapport à ce qui nous attend. Ce n’est qu’un simple avant gout. »

Pas bon, pas bon du tout même. Je détestais le froid et j'étais déjà frigorifié. En plus de cela, mon stress n'arrangeait pas les choses. Si les dires de Johanne s'avéraient justes, je n'aurais plus qu'à me cloitrer dans mon bureau, bien au chaud. L'hiver, le vent glacial, la neige... tout ça n'étaient que de bonnes choses pour Ivan, il était habitué après tout ! Moi je venais de Californie, alors pourquoi m'enquiquinait-on avec un temps si désagréable ? J'aimais trop cette école pour y retourner, puis ma famille vivait en Angleterre maintenant. Ma famille, ou plutôt ce qu'il en restait : ma mère et elle seule, ne sachant pas où rodait mon père ni même s'il était toujours vivant depuis la chasse à l'homme qu'il avait décidé de mener.
Je restai muet, j'acquiesçai seulement. Johanne leva les yeux vers le ciel et je posai mon regard dans le vide, ne pensant plus à rien.

« Je pense qu’il est inutile de rester là à attendre qu’un rhume vienne. Rentrons, voulez-vous ? »

Ces mots sonnèrent comme un réveil. Je redonnai vie à mon regard tandis que j'espérai que ma partenaire ne se soit guère rendue compte de mon moment d'absence mentale.

« Vous avez raison. Nous ferions mieux de rentrer, bien que votre compagnie me soit...des plus agréables. »

Je lui souris avant de me lever. Le froid parcourut si vite et si brutalement tout le reste de mon corps que je sentis les poils de mes jambes se dresser sous mon jean. Je tenais toujours la main de la professeure à ce moment-là et je l'avais donc en même temps invitée à se redresser.

« Permettez moi de vous raccompagner jusqu'à la tour d'astronomie. »

Tout homme galant se devait de raccompagner sa belle, qu'il fusse adolescent ou adulte. J'allais suivre la règle.
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Posté le Ven 18 Fév - 21:37

La main de Julian dans mes cheveux fit courir un léger frisson tout le long de mon corps. J’ignore comment je réussis à rester calme. C’était très étrange. Moi qui était émotive pour pas grand-chose, on pouvait dire que c’était râpé.

Lorsque j’évoquais le froid qui n’allait pas tardé à empirer, je vis l’expression de Julian se décomposer légèrement. Apparemment, le professeur de Métamorphose n’appréciait pas vraiment les saisons froides. Chose que je pouvais comprendre. Peu de gens appréciaient le froid. Moi, ça ne me dérangeait pas outre mesure même si j’avais une préférence pour ce qui était chaud. Mais il fallait positiver car qui disait hiver froid, disait été chaud. Donc c’était un mal pour un bien.
Pour ce qui était de mon invitation à rentrer à l’intérieur, Julian n’était pas le dernier à refuser. Il fut le premier à accepter ce qui eut don de me faire sourire. En ce levant, je fus contrainte de suivre le mouvement. Enfin contrainte était un bien grand mot. Disons que si je ne voulais pas avoir l’air ridicule avec un bras à moitié lever, il fallait bien que je me mette sur mes deux jambes.

« Permettez-moi de vous raccompagner jusqu’à la tour d’astronomie » m’annonça-t-il alors que nous commencions à marcher en direction du château.

« Et bien, pourquoi pas. Sauf si ça vous fait trop loin pour vous, je ne veux pas vous déranger. »

Bien que je n’avais aucune envie que repartir seule dans mon coin. Il était évident que la présence de Julian allait me manquer.

Lorsque nous arrivâmes à l’intérieur du château, la chaleur nous enveloppa. Ca faisait du bien de se retrouver envelopper d’une température normale. En plus de ça, le calme était au rendez-vous. A cette heure-ci, les élèves devaient dormir, ou alors ils étaient tous dans leurs salles communes à vaquer à leurs occupations.
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Posté le Ven 18 Fév - 23:02

Johanne se leva sans inconvénient et se trouva ainsi à mes côtés. Nous entamâmes une marche lente vers le château. Il faisait si froid que la chaleur de l'édifice paraissait loin. Je n'étais donc pas prêt d'arriver dans mon lit, mais il fallait voir les avantages que m'offrait le moment présent : j'étais avec une jolie femme que j'avais réussi à séduire sans trop de difficultés. Une fois de plus, mon charme avait opéré. J'allais donc me montrer galant et raccompagner cette demoiselle à son bâtiment.

« Et bien, pourquoi pas. Sauf si ça vous fait trop loin pour vous, je ne veux pas vous déranger. »

En réalité, le château était tout près alors quel souci y verrais-je à faire un détour ? Aucun, pour sûr.

« Rien ne me ferait plus plaisir. »

Nous avancions toujours et je ne lâchais pas sa main. J'aurais volontiers passé mon bras autour de son cou mais je jugeai cela affligeant pour un premier rendez-vous – improvisé, ceci dit – avec une femme dotée d'autant de classe. Durant la traversée du parc, je n'ouvris pas la bouche, préférant pour une fois le bruit du vent qui soufflait contre les branches d'arbres sans vie. Je voulais préserver ce moment et profiter des derniers instants que j'allais passer avec Johanne.
Nous nous approchâmes doucement du château dont la lumière excitait nos pupilles. Personne n'y rentrait, il en était de même pour en sortir. D'ailleurs, quiconque serait passé devant moi à une heure si tardive aurait été remercié et expédié dans le hall aussi vite qu'il s'en serait échappé. Je n'étais pas de ceux qui profitaient de leur statut de professeur pour abuser de leur autorité, loin de là, mais il fallait tout de même que j'exerce une part de mon devoir.
Une fois à l'intérieur, je sentis la chaleur me parcourir peu à peu et me redonner un peu de vigueur. Je m'enfonçai dans le château, toujours accompagné de ma collègue, et me sentis de mieux en mieux. Aucune âme ne rodait dans les couloirs, hormis celles des préfets qui exécutaient leur dernière ronde avant de tomber raides dans les bras de Morphée.
Nous arrivâmes enfin au pied de l'escalier qui mènerait Johanne à sa chambre. Je m'arrêtai donc et plongeai mon regard dans le sien. Je n'étais plus gêné désormais.

« J'ai pris beaucoup de plaisir à discuter avec vous. Si je peux me permettre, une dernière fois... »

Et délicatement, j'apposai ma main libre sur son visage et m'en approchai afin d'y déposer un doux baiser savoureux.
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Posté le Sam 19 Fév - 21:04

« Rien ne me ferait plus plaisir. »

Et bien si ça ne le dérangeait pas, ça ne me dérangeait pas non plus.
Le château était vide, il fallait l’avouer. Les quelques rares personnes que nous eûmes à croiser furent les préfets qui se préparaient à retourner dans leurs salles communes. Pour ce qui était des professeurs, nous n’en croisions aucun. J’avais l’impression que nous étions les seuls dans le secteur. En clair, les seuls encore entrain de déambuler dans les couloirs, c’était nous. Mais plus pour très longtemps étant donné que moi, je regagnais mes appartements et je supposais qu’il en était de même pour Julian. Enfin il se pouvait aussi que non, mais je ne voyais pas trop ce qu’il pourrait faire d’autre à cette heure-ci. Mais c’était lui qui voyait. C’était un grand garçon qui savait se débrouiller tout seul.

Je me rendis compte que j’avais perdu la notion totale du temps lorsque nous arrivâmes devant les escaliers de la Tour d’Astronomie. Nous étions arrivés à destination. Plus exactement dit : à ma destination.
Je me tournais vers Julian et lui adressais un sourire de remerciement pour m’avoir raccompagné jusqu’ici.

« J’ai pris beaucoup de plaisir à discuter avec vous. Si je peux me permettre, une dernière fois… »

Avant que je n’aie eu le temps de répondre, Julian avait déjà posé sa main sur ma joue. De nouveau, il approcha son visage du mien. Nous n’étions qu’à quelques millimètres l’un de l’autre. Je m’apprêtais à tendre mes lèvres pour les offrir aux siennes sauf qu’au dernier moment je détournais la tête. Je lâchais la main du professeur et la posais sur son torse ce qui eut pour effet de le stopper dans son mouvement. Je reculais d’un pas avant de lever les yeux vers lui.

« Bonne nuit, Julian. »

Je tournais les talons aussi sec et grimpais les escaliers de pierres avant qu’il n’ait pu répondre ou dire quoi que ce soit. A aucun moment je ne m’arrêtais dans la montée. Je l’avais laissé comme un idiot en bas des escaliers et si je m’écoutais, j’allais redescendre pour m’excuser d’avoir agit de cette façon… Généralement, quand je venais m’excuser de mon étrangeté, on m’envoyait voir ailleurs et je n’avais aucune envie d’entendre ce genre de chose sortir de sa bouche.
Une fois arrivée à la porte de mes appartements, je l’ouvris et la refermais brutalement derrière moi avant de m’adosser contre elle. Qu’est-ce qu’il m’avait pris d’agir de cette façon ?! Pourquoi fallait-il que ce soit moi la folle de service ?

Soupire…
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Quand la nuit rassemble la métamorphose et la divination... [PV Johanne]

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